Abidjan, le 27 mars 2026 – Alors que les cours mondiaux du cacao continuent de jouer aux montagnes russes sur les places boursières de Londres et New York, la Côte d’Ivoire consolide son système de régulation. Entre protection du revenu des planteurs et exigences de durabilité, le premier producteur mondial de fèves tente de stabiliser son moteur économique.
L'épreuve de la volatilité
L'année 2025 a été marquée par des pics historiques suivis de corrections brutales. En ce début 2026, la stratégie ivoirienne repose sur une discipline de fer : ne pas céder à la panique des marchés spot. Le système de stabilisation offre une visibilité financière essentielle aux millions de familles dépendantes de l'or brun.
L’exigence de durabilité : La nouvelle norme EUDR
Au-delà du prix, c’est l’accès au marché qui se joue. Depuis l'entrée en vigueur effective des réglementations européennes contre la déforestation (EUDR), chaque tonne de cacao exportée vers l'Union européenne doit être certifiée "zéro déforestation".
Le secteur privé ivoirien a dû s'adapter à une vitesse record. Les coopératives qui ont investi dans le géoréférencement de leurs parcelles tirent aujourd’hui leur épingle du jeu, captant des segments de marché à plus forte valeur ajoutée.
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Laisser un commentaire